dimanche 24 janvier 2016

Les différents supports en art-thérapie

Liste non-exhaustive des supports utilisés. Je propose et mélange à chaque séance des supports différents.
1 - La danse - intuitive, libre
2 - Peinture et dessin
3 - L'écriture
4 - Des 'légo'
5 - Le collage
6 - Le tissu
7 - La musique
8 - La voix
9 - Des objets naturels comme du sable ou de l'argile
10 - Punching-ball
11 - Masque



ATELIER S'ADRESSANT A DES ENFANTS DYSLEXIQUES

La nécessité première à apporter à l'enfant dyslexique au cours d'ateliers d'art-thérapie ?
Gavin REID, psychopédagogue et spécialiste de référence sur la dyslexie, souligne l'absolue nécessité de renforcer l'estime de soi de l'enfant porteur de dyslexie.  Il met en évidence dans son ouvrage, 'Dyslexie, guide pratique' que permettre à l'enfant de renforcer sa propre estime, permet de mettre en avant, 
les nombreux points forts que possède l'enfant et sur lesquels il pourra s'appuyer pour compenser ses difficultés car, loin de se réduire à ses déficits, ce dernier possède aussi d'autres qualités, d'autres atouts.
Rappel sur les spécificités de la dyslexie (sources auteurs cités dans le doc)
1 - Qu'est-ce que la dyslexie ?

La dyslexie fait partie des troubles spécifiques durables de l’acquisition, communément appelés "dys". On retrouve aussi, dans les troubles spécifiques : la dysphasie (du langage oral), la dyscalculie (du calcul) et la dyspraxie (du développement des coordinations et praxies). On dit communément que la  dyslexie est un trouble spécifique de l'apprentissage ou un TSA touchant des enfants : intelligents, normalement scolarisés, indemnes de troubles sensoriels ou neurologiques, vivant dans un milieu socio culturel normalement stimulant. La dyslexie est un handicap et non une maladie, on ne peut pas en guérir.


2 - Les causes de la dyslexie ?

C'est une question à laquelle il est bien compliqué de répondre car plusieurs théories sont mises en avant et j'ai pu découvrir finalement, que la cause exacte de la dyslexie n'est pas encore connue. Certains spécialistes pencheraient pour une origine neurologique, d'autres parlent d'une cause biologique, il y a ceux qui pensent que la dyslexie a son origine dans la génétique et enfin, il y a le camp des spécialistes qui affirment, que la dyslexie comme trouble cognitif spécifique n'existe pas, mais la cause la plus couramment développée est que, selon l’approche cognitive, la dyslexie a pour origine :

- un dysfonctionnement cérébral

- des facteurs héréditaires (dans 50% des cas, il existe dans la famille proche du dyslexique un ou plusieurs parents eux-mêmes dyslexiques).

Le but de mon mémoire étant avant tout de permettre au lecteur de comprendre la cohésion entre le pourquoi et le comment de mes séances d'art-thérapie s'adressant à des enfants dyslexiques, j'ai fait le choix, de ne pas décortiquer toutes les théories.

3 - Les caractéristiques et les symptômes de ce trouble de l'apprentissage

Sans doute le plus répandu des troubles d'apprentissage, la dyslexie est souvent mal prise en compte car ses caractéristiques et ses symptômes ne sont pas toujours évidents. La dyslexie se manifeste le plus souvent par des difficultés d'acquisition de la lecture, de l'écriture et de l'orthographe, mais elle peut impacter aussi d'autres fonctions cognitives : mémoire, vitesse de traitement de l'information, gestion du temps.

4 - Les conséquences et les répercutions psychologiques de la dyslexie sur l'enfant 

Les conséquences de la dyslexie peuvent être très lourdes. L'échec scolaire apparait comme une finalité pour des enfants qui n'ont pas été détectés à temps ou dont on n'a même pas décelé une dyslexie. C’est ce que révèlent les études menées par l’Association Lire et Ecrire. Dépistée tardivement ou mal prise en charge, elle peut conduire à l’illettrisme.

Bien qu’ayant été normalement scolarisés, les enfants qui en sont atteints ne maîtrisent pas du tout, ou pas suffisamment, la lecture, l’écriture ou le calcul. Et d'ailleurs on relève souvent un dégout pour la lecture ou bien l'écrit en général chez ces enfants. S’épanouir à l'école, au sein de la classe et même dans la cour d'école, relève alors de la gageure, tant l'enfant se sent différent. Au niveau psychologique, la dyslexie peut entraîner une faible estime de soi avec un sentiment de honte et de souffrance liée à l’incompréhension de sa différence. Se sentant dévalorisés parce qu'ils subissent bien souvent leur trouble sans le comprendre, et se sentant rejetés, ressentant une forte culpabilité de ne pas être comme les autres, les enfants concernés tendent souvent à s’isoler socialement avec un risque plus marqué de dépression. Il n'est pas rare de rencontrer des enfants et des parents qui disent que :< L'école se transforme en un cauchemar où règne l’incompréhension, le manque d'objectivité et l’injustice >.

Parce que la dyslexie est souvent mal prise en compte, de nombreux enfants qui sont  dyslexiques peinent, s'épuisent au travail, perdent confiance en eux et restent frustrés car leurs efforts n'aboutissent pas aux résultats que leur intelligence leur permettrait d'obtenir.

5 - Du positif dans la dyslexie

Dans le livre de Maryse du Souchet-Robert, l'Art-thérapie, autisme et dyslexie, les enfants lucioles, La dyslexie est décrite comme un don au vrai sens du terme : une disposition naturelle, un talent. C’est quelque chose qui met en valeur l’individu. D’après l’auteur, les dyslexiques seraient dotés de huit capacités de bases :

- ils peuvent utiliser l’aptitude de leur cerveau pour transformer ou créer des perceptions, ils sont très conscients de leur environnement, ils se montrent plus curieux que la moyenne des gens, ils pensent essentiellement en images plutôt qu’en mots, ils sont très intuitifs et perspicaces, Ils perçoivent de manière multidimensionnelle(en utilisant tous leur sens), ils sont capables de vivre la pensée comme si c’était la réalité, ils ont une imagination très vive.

Ces huit capacités de base, si elles ne sont pas supprimées ou détruites par les parents ou le système éducatif auront deux conséquences : une intelligence supérieure à la normale et une créativité extraordinaire.

mardi 17 novembre 2015

Les objectifs de l'accompagnement en art-thérapie


Améliorer l'écoute de soi-même et l'écoute de l'autre

Développer une affirmation de soi en lien avec autrui

Désamorcer les conflits dans la vie privée et professionnelle

Contribuer à développer autour de soi un climat de bienveillance

Transformer les désaccords et les conflits en occasions de rencontres

Rééquilibrer son fonctionnement cerveau gauche et droit

Elargir son rapport au monde, attendrir et aiguiser son regard sur l'autre

Mieux exister dans le regard de l'autre

                                                                                                                                 CERFPA

mardi 10 novembre 2015

Pourquoi et comment j'ai pris le chemin de l'art-thérapie ?


Je pense que nos choix sont motivés par quelque chose que l'on a en nous, par un inconscient qui agit bien plus qu'on ne peut l'imaginer et pour moi, le hasard n'existe pas et ce n'est pas par hasard que j'ai choisi de faire cette formation. Ce choix est venu à moi certes, à la suite d'une mure réflexion et en même temps, c'était comme une intuition : il me fallait faire ça !
Un jour j'ai changé de vie, j'ai décidé de prendre un virage à 180°. Ce choix n'a pas été de tout repos mais il a été porteur d'une vision nouvelle sur ma vie. Dans cette nouvelle vie j'étais socio-esthéticienne dans un hôpital, dans un service pour des personnes en situation de fin de vie. Cette expérience a été enrichissante, troublante et émouvante et en même temps, elle m'a permis de mettre en évidence des facettes de moi-même que je ne soupçonnais pas ou que je n'osais pas assumer.
J'ai pu découvrir au travers de mes fonctions que j'avais au fond de moi depuis longtemps d'ailleurs, l'envie d'avoir un rôle dans la société et pas uniquement de faire mon travail, même aussi bien que possible.
Tout au long des mois où j'exerçais mon travail de socio-esthéticienne, j'ai vécu des situations, des ressentis et des émotions qui ont réveillé en moi un jardin secret que j'avais pris soin d'enfouir 1000 pieds sous terre.
J'ai entrepris un travail personnel, un travail qui, je ne l'ai compris que plus tard, me menait à moi ou plutôt me ramenait à qui j'étais vraiment.
Durant cette période je faisais partie d'une troupe de théâtre amateur et je ne boudais jamais mon plaisir lorsque je partageais des moments avec mes camarades de jeu. Le professeur était ouvert, pédagogue, doté d'une grande psychologie, d'intuition et sa bienveillance me touchait. Les exercices que j'ai pratiqués, oscillaient, entre des exercices que l'on retrouve dans des séances pures de théâtre et entre des ateliers d'art-thérapie, mais à ce moment là, je ne le savais pas et je n'avais pas les outils pour faire la différence. Cette rencontre a été un générateur dans ma vie et je doute que ce professeur n'avait pas eu de près comme de loin, une histoire avec l'art-thérapie.
Parfois encore aujourd'hui certains mots de ce professeur reviennent à ma mémoire, elle nous avait dit : <vous jouez, vous n'êtes pas réellement le personnage, vous mettez un costume et vous endossez un rôle, il est essentiel de faire la différence et si vous ne sentez pas le rôle, essayez de voir ce qui vous dérange ...>. Tous les rôles que j'ai pu jouer m'ont amené à une problématique et ils ont tous été un support pour ma thérapie.
C'est à ce moment là, que j'ai pris conscience que j'aimais jouer. Faire comme si ! C'est un plaisir incroyable de faire comme si ! Mais pourtant, assumer mon envie de jouer n'importe quel rôle n'empêchait pas d'avoir le sentiment de ne pas me sentir à ma place, n'empêchait pas d'avoir toujours peur de mal faire.
C'est à partir de ce moment là, que mes séances théâtre et mes séances de thérapies se sont mêlées les unes aux autres sans pour autant les mélanger réellement. Ce que je vivais sur les planches et au sein de la troupe, me servait de support et apportait de l'eau à mon moulin pour mes séances thérapeutiques.
Pour des raisons de mutation, j'ai du quitter l'hôpital et en même temps la troupe. Je me suis retrouvée à faire un bilan de ma vie, sur moi, sur mes envies et c'est à ce moment là que l'évidence est apparue. Je souhaitais apprendre un métier qui puisse m'aider avant tout à m'épanouir et qui puisse en même temps aider l'autre. Etre utile à l'autre autant qu'à moi, afin de donner du sens à ma vie.
Plusieurs possibilités s'offraient à moi. Je n'arrivais pas à choisir entre psychothérapeute, sophrologue, hypno thérapeute, j'ai testé plusieurs supports thérapeutiques. Au cours de mes recherches j'ai découvert l'art-thérapie, j'ai lu un ouvrage et j'ai retenu cette phrase qui m'aura sans doute plus éveillé la conscience et l'inconscient, que tous les articles, livres et sites web que j'ai pu lire, elle disait : <Traitez les gens comme s'ils étaient ce qu'ils devraient être et vous les aiderez à devenir ce qu'ils sont capables d'être.> Goethe.
Finalement l'art-thérapie peut amener l'autre à devenir qui il est vraiment,  à se réapproprier qui il est au fond de lui.
Etre qui je suis vraiment ça vaut le coup, c'est un beau programme, un challenge exaltant, car il n'y a pas d'heure pour être heureuse et pour apprécier la vie et si en plus je peux aider l'autre, être un accompagnant en lui permettant de devenir ce qu'il est capable d'être, alors ça vaut le coup !
Et c'est ainsi que j'ai commencé un travail personnel avec le support de l'art-thérapie en parallèle de mes études d'art-thérapeute afin de comprendre le processus de cette méthode thérapeutique et d'en retirer le meilleur pour moi dans un premier temps et pour le public avec qui je travaillerais dans un second temps.
Actuellement je fais toujours un travail thérapeutique avec le support de l'art-thérapie, c'est essentiel pour moi de comprendre ce qui se joue en moi. Car chaque jour est un jour nouveau, un éveil à la vie avec des apports différents et il est essentiel pour une personne qui travaille dans 'l'aide à l'autre' de pouvoir déposer, souffler, comprendre, assimiler ce que l'autre réveille en lui. Le respect de l'autre commence par le respect de soi-même.

Les vertus thérapeutiques de l'art-thérapie


Les vertus de l'art-thérapie sont nombreuses, elles agissent sur l'individu, plus ou moins et plus ou moins vite dans le temps, mais l'art-thérapie ne 'fait pas rien' à celui ou celle qui l'utilise. Elle peut faire dans la demi-mesure, dans le fort, le plus fort et même l'intense, mais cela dépend de plusieurs paramètres qui sont directement en lien avec la psyché de celui qui utilise cet outil.
Car même si l'investissement, l'enthousiasme et l'implication de la personne durant la séance, ne sont pas toujours au rendez-vous, chaque exercice, même celui qui semblerait anodin, et bien, même s'il n'est pas vécu pleinement, permet justement de réfléchir, de s'interroger.
Ne serait-ce que sur le problématique, du pourquoi, l'individu ne souhaite pas, ne fait pas la démarche de vivre et/ou d'accepter de vivre cet exercice et la consigne qui lui est proposée.  Qu'est-ce qu'il l'empêche de le faire, à quoi ça le ramène dans son histoire personnelle ? Qu'est-ce que cela permet de mettre en évidence ?
L'art-thérapie permet comme l'écrit si bien, Angela Evers art-thérapeute, psychothérapeute, peintre et auteure, dans son ouvrage, "Le grand livre de l'art-thérapie" aux Editions Eyrolles : < dans l'art-thérapie quelque chose s'opère et ce quelque chose nous met en contact avec nos véritables émotions. Cela se passe au-delà de l'intention de l'image mentale que l'on fabrique et des mots que l'on utilise pour l'expliquer >.

Ci-dessous les vertus qui me paraissent les plus évidentes :

L'art-thérapie, est le catalyseur qui va permettre l’extériorisation et l’exploitation de ce qui se joue en soi.   
Certaines personnes, entravées dans leur développement au cours de l'enfance ou de leur vie d'adulte, ont perdu la faculté de jouer, de s'amuser.  L'art-thérapie, leur permet de renouer avec cette capacité parce que le faire est intimement lié à la transformation psychique nécessaire au fait de se "remettre en jeu". < Jouer, c'est faire > dit Winnicott dans Jeu et réalité.
L'art-thérapie permet de déjouer nos inhibitions, nos jugements de valeur et nos peurs au travers de ces médias tels que, la danse, la peinture etc et le partage des émotions, cette technique permet la levée des mécanismes de défense.
L'art-thérapie va donner la possibilité à la personne de revivre des moments, dont elle avait ou non la maîtrise.
L'art-thérapie est une méthode de thérapie, qui a une valeur de contenant, car elle peut permettre de reconstruire les limites du dedans et du dehors de l'être.
Les médias qui sont utilisés durant une séance d'art-thérapie, permettent à la personne d’améliorer, de modifier,  de restaurer, voire de réparer  l’image qu’elle a d’elle-même. C'est un processus de réparation narcissique.  Cela a aussi des conséquences sur le regard qu'elle porte sur l’autre. La personne en changeant de regard sur elle-même modifie son regard sur l'autre.
Durant la séance d'art-thérapie la créativité, l’imagination et la concentration, qui sont les principales actrices si je puis dire, vont avoir un effet anxiolytique parce qu'elles vont permettre de mettre en avant et/ou de développer plus de confiance, cette confiance qui souvent devient : confiance regagnée.
Enfin, petit à petit, le travail autorise une audace nouvelle qui naît de l'idée qu'on n'a rien à perdre puisque ce n'est qu'un jeu. Cette mise à distance avec les choses sérieuses et douloureuses de l'existence, ce 'lâcher-prise', amène au constat, qu'une partie de nos peurs ou de nos résistances sont mal placées ou ne sont même pas fondées.

Ce que l'art-thérapie n'est pas


Pour permettre de comprendre ce que l'art-thérapie n'est pas, il me semble essentiel de mettre en avant les différences entre art-thérapie et art afin de ne pas les confondre. Dans l'art-thérapie il est important d'entendre que l'art est un mode d'expression humaine à des fins thérapeutique et si ce n'est pas dans un cadre thérapeutique, le mode d'expression humaine se pose à des fins utilitaires quoiqu'il en soit.
Alors que dans l'art, l'individu est un 'artiste' avant tout. Peu importe qu'il s'agisse d'un individu qui en a fait son métier ou bien d'une personne qui 'pratique' un art pour le plaisir, l'un comme l'autre converge vers un idéal artistique, et souvent on peut noter que 'l'artiste' recherche le 'beau', selon ses critères, certes, mais le 'beau'. Il recherche un résultat.
L'art-thérapie n'est pas là pour former des artistes, pour apprendre des techniques en peinture, en danse ou en musique. Pour cela, il y a des cours de dessins, de danse etc...Dans l'art-thérapie, le support qui peut s'appeler média, médiateur ou outil, permet d'avoir accès à un éveil. Un éveil du corps, de la conscience, des sens.
Si l’art en tant que mode d’expression va jouer le rôle de médiateur et de moteur de la communication, la thérapie par l’art va permettre à l’individu de soigner son âme et son corps, que celui-ci soit blessé, vieilli, malade ou handicapé, en mettant des couleurs, des formes, un air de musique, un mot, une histoire, un mouvement…sur ce qui le tourmente ou le réjouit.
Pour finir je dirai, que l'art, s'intéresse à l'objet créé, au résultat, alors que la thérapie et notamment l'art-thérapie, s'intéresse au processus de transformation possible par le biais de la création, qui devient, l'objet transférentiel dans la relation à l'autre.
André Malraux disait : < l'art est le plus court chemin de l'homme à l'homme >, je rajouterai puisqu'il s'agit d'art-thérapie et non simplement d'art, que : <l'art-thérapie est le plus court chemin entre le moi et le ça >.





mardi 3 novembre 2015

Qu'est-ce que l'Art-thérapie ?



Je pourrai dire qu'il s'agit d'une méthode visant à exploiter le potentiel artistique et la créativité d'une personne dans une visée thérapeutique et humanitaire au travers de l'activation du potentiel psychomoteur et expressif de cette même personne. Cette technique de soin s'appuie sur des outils artistiques (écriture, danse, son, théâtre, dessin, collage, sable, musicothérapie, peinture, clown-thérapie, mandala etc...)  qui donnent la possibilité de faire appel à la créativité, l'imagination 'singulière de chaque personne' afin de permettre à l'individu d'exprimer un ressenti, une émotion.
Mais limiter la définition de l'art-thérapie seulement à une psychothérapie à médiation artistique, c'est à dire une psychothérapie qui utilise l'art comme médiation serait comme revenir à dire que le sommeil, ne sert qu'à reposer le corps. Il est évident que le sommeil a de multiples fonctions. Dans l'art-thérapie c'est la même chose, car le travail qu'effectue le participant ne porte pas uniquement sur l'expression.
Il s'agit d'une thérapie en soi. Elle inscrit la mise en mouvement, l'expression, 'le faire', le 'je/jeu', dans un processus qui permet de faire évoluer ce qui est créer, que se soit en danse ou bien avec un autre support.
Dans l'art, il y a expression. Un des bénéfices de l'art est de soulager l'autre par l'expression, mais dans l'art-thérapie, la création, qui se situe dans un suivi, opère une transformation et il ne s'agit plus de cantonner la séance à un soulagement par l'expression mais de créer, de recréer, de transformer pour être autre, pour être un peu plus soi.
L'art-thérapie n'est pas un vulgaire décryptage de l'expression artistique. L'art en lui-même n'est pas soignant, mais c'est la façon de l'utiliser dans une perspective soignante qui importe.
L'art-thérapie est une technique de soin et doit être comprise comme telle, elle soigne 'l'âme' et permet de se réapproprier la réalité à partir de l'imaginaire.